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Catégorie : Livres


Dictionnaire topographique du département de l’Aude *

de

Mots-clefs :

  • Éditeur : Lacour
  • Date de parution : janvier 2010
  • Collection :
  • Format :
  • ISBN-10 :
  • Nombre de pages : 596

  • Présentation de l'éditeur

    Pour établir ce Dictionnaire, nous avons relevé les noms des lieux actuellement habités, et aussi ceux des lieux dits qui paraissent l’avoir été. Ces noms se répartissent de la manière suivante : ceux qui, d’après leur terminaison (-anus, devenu -an; -acus, devenu -ac), proviennent de domaines gallo-romains; ceux qui appartiennent à la période franque, et dans lesquels entrent en composition les mots villa, villare; les noms de chàteaux ou de lieux fortifiés (castélas, castellassés, caria, tour, porte); les noms d’anciens établissements métallurgiques ou industriels« falga, fargue, farguette, ferrière, moulin, tuilerie, verrerie).
    Nous avons encore relevé les noms qui se rattachent aux souvenirs religieux : noms de saints, rappelant une chapelle, un lieu de pèlerinage ou un décimaire; noms d’oratoires ou de croix rurales dont le souvenir est près de s’effacer, et qui étaient souvent une limite de seigneurie, de juridiction ou de circonscription paroissiale.
    Enfin nous avons relevé des noms d’anciens fiefs ou de lieux dits, soit parce qu’ils ont par eux-mêmes une signification, soit parce qu’on en a des formes anciennes qui offrent un intérêt philologique.
    Les noms précédés de l’article ont été écrits en un seul mot lorsque les listes officielles, en adoptant cette forme, leur ont donné comme une sorte d’état civil : Labastide, Labécède, Lacombe, Lafage, Lagrasse, Lapalme, Laprade et autres. Nous y joignons Ladigne, quoique l’orthographe officielle écrive la Digne, car les textes anciens donnent la forme Ladinianum. Mais, pour d’autres noms du même ordre, on s’en est tenu à la graphie étymologique : la Bezole, la Cassaigne, la Courtète, la Nouvelle, etc.
    Fallait-il, en dehors des noms de communes, adopter uniformément la forme française? Il nous a paru impossible, sans de sérieux inconvénients, de suivre une pareille règle. Ici encore, toutes les fois que le sens l’exigeait ou qu’un long usage l’avait imposée, nous avons conservé la forme romane. D’autre part, les documents officiels écrivant Peyrefite, et non pas Pierrefite, il nous a paru plus simple d’unifier l’orthographe des vocables similaires, et d’écrire : Peyremale, Malepeyre, Peyrepertuse, Pevredroite, et non Pierremale, Malepierre, etc.
    Enfin, au point de vue phonétique, et pour répondre au désir exprimé au Congrès de Montpellier (1907), nous avons, dans une notation simple, que l’on trouvera indiquée à la suite de celte introduction, donné la prononciation vulgaire des noms de communes.